Gravir sa propre montagne

Apprendre à avancer sans se perdre en chemin

Éclats de Vie
2 min ⋅ 29/10/2026

gravir sa propre  montagne gravir sa propre montagne

« Tout le monde pense que le bonheur se trouve au sommet de la montagne, alors qu’il réside dans la façon de la gravir. » — Confucius

J’ai mis longtemps à saisir le véritable sens de cette phrase. Et pourtant, c’est au fil de ces quatre dernières années que j’en ai pleinement compris la portée : elle résume à elle seule tout ce que le terrain m’a enseigné.

Dans un monde où le moindre objectif devient une montagne à gravir, nous dépensons une énergie folle à vouloir atteindre le sommet. Une fois là-haut, la satisfaction est souvent éphémère. Presque aussitôt, une question lancinante surgit : « Et maintenant ? »

Alors, pris dans un tourbillon sans fin, nous nous fixons un nouvel objectif, une nouvelle montagne à gravir, sans même prendre le temps de savourer ce que la précédente nous a appris.

Quand l’idée de ce projet a germé, je n’aurais jamais imaginé qu’il me faudrait quatre ans rien que pour en poser les bases. À l’époque, l’idée était là et je pensais naïvement qu’il suffisait de suivre les étapes. C’était sans compter le temps nécessaire et les embûches du chemin. Alors, j’ai enchaîné, de peur que, si je m’arrêtais, je ne puisse plus repartir.

Aujourd’hui, je ne suis plus dans la course. Je pose sereinement les fondations de cet écosystème et j’ai bien l’intention de profiter de tout ce qu’il me reste à apprendre et à découvrir, ainsi que de tout ce qu’il a encore à m’offrir… à mon rythme.

C’était le temps qu’il me fallait.

Après tout, rien ne sert de courir. Il suffit de garder confiance : tôt ou tard, à notre façon et à notre rythme, nous finirons par gravir notre propre montagne.

Au détour de cette ascension, le paysage émotionnel change. Selon la manière dont nous vivons ce parcours, nous pouvons y reconnaître l’ombre de Mimulus, cette peur bien identifiée de ne pas y arriver. Nous croisons parfois Heather, lorsque nous escaladons des sommets pour combler un vide intérieur. Ou encore Wild Oat, lorsque tout nous semble possible, sans que nous sachions quel chemin choisir. Puis vient Gentian, au détour d’un virage, pour nous redonner le souffle nécessaire et nous encourager à essayer encore après un doute.

Une fleur en cache souvent une autre, et c’est là que réside toute leur magie. Elles vont et viennent au gré de nos vies : elles nous bousculent parfois, nous surprennent à d’autres moments, mais finissent toujours par nous remettre en chemin.

C’est là toute la sagesse de la philosophie des petits pas. L’illusion consiste à croire qu’il faut tout terrasser d’un seul coup, en mode voiture de course, au risque d’arriver épuisé au sommet. La réalité du vivant nous rappelle que nous ne déplaçons pas une montagne en une seule fois, mais en déplaçant les petites pierres, une à une, à notre propre rythme.

Si le temps est notre ressource la plus précieuse, quelle est la montagne qui mérite vraiment que vous lui consacriez le vôtre, sans vous presser ?

Une question qui n’attend aucune réponse immédiate, juste de cheminer un peu avec vous.

Une même histoire, plusieurs ressentis possibles. Car derrière une émotion se cache parfois une autre nuance, et c'est toute la subtilité des fleurs.


Pour ne rien manquer : Cliquer sur le bouton '“suivre “ pour recevoir les prochains écrits directement dans votre boîte mail.
Envie de découvrir ma rubrique sur le duo humain-chien :Au coeur de la meute




















Éclats de Vie

Par Kristel Jomos

Après un parcours de soignante en HAD palliatif, mon chemin m’a guidé vers une autre forme d’accompagnement, centré sur l’écoute profonde, le respect du vivant et l’accueil des émotions.

Aujourd’hui praticienne agrée du Centre Bach (BFRP) et autrice de la rubrique: Au Coeur de la Meute, je vous propose ici d’explorer à votre rythme le symbolisme et la justesse des 38 fleurs selon la méthode Bach. Un regard singulier et sensible pour vous aider à décoder ce qui vous traverse.